Elections sénatoriales de 2011 :
Défendre la Moselle avec pugnacité et détermination
 

23 et 24 novembre 2010, à l’occasion du congrès des maires à Paris,
Jean-Louis MASSON organise la visite du Sénat
pour des groupes d’élus mosellans.

Depuis Robert SCHUMAN, Raymond MONDON et Pierre MESSMER, la Moselle n’a plus eu d’homme politique d’envergure nationale. Ce constat affligeant pour un département de plus d’un million d’habitants est dû à ce que ceux qui en avaient les capacités ont été victimes des intrigues et de la médiocrité du microcosme local. Les conséquences en sont graves car de nombreux dossiers mosellans ont été sacrifiés lors des arbitrages gouvernementaux de ces vingt dernières années.

A l’avenir, la solution ne peut passer que par l’émergence de jeunes députés (ou députées) de valeur. Toutefois, les sénateurs sont en mesure d’apporter leur contribution à l’avancement des projets. C’est dans ce sens que Jean-Louis MASSON continuera à s’engager pleinement autour de cinq axes prioritaires

Obtenir un soutien national concret pour les bassins sidérurgique et houiller

Ces deux bassins industriels ont perdu plus de 100 000 emplois et ce n’est pas fini ; le reliquat du potentiel sidérurgique continue à être grignoté, quant à la chimie (Carling, Sarralbe), ce n’est pas mieux. Le bassin d’emploi de Forbach – Saint-Avold a le plus fort taux de chômage de Lorraine et s’il n’y avait pas le Luxembourg, ce serait encore pire dans le bassin sidérurgique. En fait, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, ont une lourde responsabilité car ils n’ont tenu aucun de leurs engagements. Une large mobilisation de tous les parlementaires mosellans est donc indispensable

Revitaliser et équiper les zones rurales pour y fixer la population.

Les habitants ne se maintiendront en zone rurale qu’à condition d’y trouver des services de qualité (scolarisation, couverture médicale, commerces de proximité, desserte postale, …) et de disposer d’emplois accessibles. Les nouveaux services publics (Internet à haut débit, téléphone portable…) sont toutefois la première des priorités car ils conditionnent aussi bien la vie au quotidien que les alternatives de diversification économique (télétravail, tourisme rural, …).

Sauvegarder le rayonnement tertiaire et les fonctions régionales de Metz.

Les transferts de services administratifs, hospitaliers, judiciaires ou autres s’accumulent au détriment de la région messine. Metz est le seul chef-lieu de région où plus de la moitié des effectifs régionaux se trouvent dans une autre ville. Ce processus a d’ores et déjà des effets d’entraînement catastrophiques et nuit à l’épanouissement du secteur tertiaire partout en Moselle (centres de recherche, sièges régionaux de sociétés, filières universitaires, ...). Des milliers d’emplois sont en jeu et il faut s’opposer avec détermination à ce basculement pénalisant pour tout le Nord de la Lorraine.

Exiger des mesures sérieuses pour compenser les restructurations militaires.

Faisant perdre près de 7 000 emplois à la Moselle, elles constituent un véritable séisme qui s’ajoute à la crise économique. Le Président de la République en est totalement responsable car avec ses choix clientélistes, il a concentré les sacrifices sur la Moselle. Non seulement ses promesses de compensation pour Dieuze et pour la région messine sont peu crédibles, mais en plus il ne tient pas sa parole. Là encore les Mosellans ne doivent plus continuer à se laisser faire ; il est temps de réagir avec beaucoup plus de fermeté.

Structurer la coopération frontalière de Bitche à la frontière luxembourgeoise.

Chaque jour, 70 000 Lorrains vont travailler au Luxembourg et des milliers d’autres en Allemagne. Il est donc nécessaire de mieux harmoniser les législations (impôts, prestations familiales, garanties professionnelles pour les élus locaux frontaliers…). De même, la zone frontalière peut dynamiser les projets d’aménagement et de développement. Malheureusement, nos dirigeants nationaux jouent la carte de l’immobilisme. Esch-Belval en est une affligeante illustration : les ministres et les préfets s’y succèdent pour gesticuler et multiplier les promesses creuses. Cependant, quinze ans après, les gratte-ciel et les emplois se multiplient côté luxembourgeois alors que c’est le néant côté français.

23 et 24 novembre 2010, à l’occasion du congrès des maires à Paris,
Jean-Louis MASSON organise la visite du Sénat
pour des groupes d’élus mosellans.