Elections sénatoriales de 2011 :
Un parlementaire courageux aux convictions fortes
 

Une démocratie qui fonctionne bien repose sur la libre expression et le pluralisme des opinions. Il est donc important que les parlementaires votent en leur âme et conscience et expriment librement leur avis sur les textes examinés. Or en France plus que dans d’autres pays, c’est la logique sectaire des partis politiques qui prend systématiquement le dessus. Les grands partis dominants (PS et UMP), sont particulièrement autoritaires et obligent leurs parlementaires à obéir aux ordres.

1978, une des premières interventions
à la tribune de l’Assemblée.

Si c’est pour avoir de simples presse-bouton, il n’est pas nécessaire d’élire 577 députés et 343 sénateurs. Ainsi au Sénat, quelques sénateurs mandatés par leur parti politique votent le plus souvent pour l’ensemble des 100 ou 150 collègues de leur groupe sans même que ceux-ci soient au courant des textes concernés. Il y a certes des exceptions mais rares sont ceux qui ont assez de personnalité pour se démarquer lorsqu’ils ne sont pas d’accord.

Pire, par arrivisme, certains élus sont prêts à des votes contre nature et à diverses turpitudes pour s’attirer les bonnes grâces des chefs de leur parti. Un député de la région messine en est le triste exemple. Lors des restructurations militaires de 2008, n’a-t-il pas affirmé publiquement que le départ de 6 000 militaires était « une chance pour Metz » en prétextant que cela libérerait des terrains pour des opérations immobilières ? De même en août 2010, n’est-ce pas le seul élu mosellan qui a soutenu le ministre ESTROSI, lequel voulait sanctionner les maires en leur imputant la responsabilité de l’insécurité ?

Jean-Louis MASSON est, lui, un parlementaire aux convictions fortes. En 1978, alors qu’il venait d’être élu député à l’âge de 30 ans, il a ainsi été le seul élu RPR à voter contre le plan industriel de restructuration de la sidérurgie. A cette occasion, l’ancien Premier ministre Pierre MESSMER l’avait d’ailleurs félicité pour son courage.

Depuis lors il n’a pas changé. Afin d’avoir une pleine indépendance, aussi bien sur les sujets nationaux que pour défendre la Moselle, il a fait le choix de siéger au Sénat parmi les non inscrits. S’exprimant toujours selon ses convictions, il refuse les petites compromissions qui dégradent l’image du monde politique.

Elocution de Monsieur MASSON au Sénat le 13 Janvier 2010 sur le projet de réforme pour les personnes en fin de vie

Au besoin, il n’hésite pas à assumer ses responsabilités et à dire ce qu’il pense, même lorsque c’est à contre-courant de l’opinion dominante. Ainsi dès 2008, il a été un des rares sénateurs (119 sur 343) à voter contre la guerre en Afghanistan. De même, combien y a-t-il de parlementaires de droite en Moselle qui, comme lui, ont eu le courage de voter contre les restructurations militaires ou contre le travail du dimanche ?