Rétrospective
des élections législatives (1978-1997)
 

Jean-Louis MASSON a été candidat à six élections législatives. A chaque fois, il a été élu ou réélu, même lorsque la conjoncture politique nationale était défavorable (1981) ou lorsqu’il affrontait des adversaires bénéficiant d’appuis locaux très forts avec en plus, le soutien partisan et sectaire de l’ancienne direction du Républicain Lorrain.

1998-2001 : avec ses deux colistiers Julien SCHVARTZ et Marie-Jo ZIMMERMANN, Jean-Louis MASSON forme le groupe « Moselle, avenir lorrain » au sein du conseil régional.
Elections régionales de 1998, Jean-Louis MASSON conduit la liste « Moselle, avenir lorrain » avec entre autres Marie-Jo ZIMMERMANN députée, Julien SCHVARTZ, président du conseil régional, Robert SCHEUER, conseiller régional, Claude BITTE, conseiller général et Daniel ZINTZ, maire de Sierstahl.
1978   1981   1986   1988   1993   1997   1997 - 1998
 
1997-1998, Marie-Jo ZIMMERMANN succède à Jean-Louis MASSON

Suite à trois recours, l’élection de 1997 fut finalement annulée malgré la large avance de Jean-Louis MASSON, tant au premier tour qu’au second. Une décision du Conseil constitutionnel du 16 décembre 1997 a en effet rejeté son compte de campagne, ce qui entraînait automatiquement une inéligibilité d’un an aux fonctions de député.

En fait, cette décision créait de toutes pièces une jurisprudence qui n’avait jamais été appliquée jusqu’alors et qui n’a plus jamais été appliquée par la suite. Plus précisément, le Conseil constitutionnel a d’abord constaté que le candidat de l’Association de défense des locataires de l’OPAC avait déclaré un soutien financier du parti « Metz Pour Tous ». Sous prétexte que Jean-Louis MASSON était le président fondateur de ce parti, il estima alors que les dépenses du candidat des locataires auraient dû être additionnées au compte de campagne du député.

Cette décision est d’autant plus surprenante que selon la loi, un parti politique enregistré peut soutenir le candidat de son choix. De plus, au second tour, le candidat des locataires ne s’était désisté pour personne et n’avait pas appelé à voter pour Jean-Louis MASSON. Enfin, la commission nationale des comptes de campagne avait vérifié les comptes des deux candidats, lesquels étaient exacts au centime près.

Le jour même de son annulation, Jean-Louis MASSON demanda à sa suppléante Marie-Jo ZIMMERMANN d’annoncer sa candidature aux législatives partielles. Elle se heurta rapidement aux manœuvres de l’ancien député François GROSDIDIER qui avait été battu dans la première circonscription. Sans aucun scrupule, celui-ci voulait profiter de l’occasion pour changer de circonscription en sollicitant l’investiture du RPR. Ne reculant devant aucun moyen, il envoya aux instances du RPR, une télécopie extrêmement désobligeante (et même pire !) à l’encontre de Marie-Jo ZIMMERMANN… ce qui contribua à le disqualifier définitivement.

Deux élus municipaux proches du maire de Metz présentèrent leur candidature, mais ils furent éliminés dès le premier tour. Le second tour eut lieu le 1er février 2008. Sur 19 342 suffrages exprimés, Marie-Jo ZIMMERMANN (RPR) fut élue avec 11 315 voix, soit 58,50 % face à Marie-Anne ISLER-BEGUIN (PS-Verts) avec 8 028 voix, soit 41,50 %.

Peu après, en mars 1998, Jean-Louis MASSON présenta une liste aux élections régionales, lesquelles se déroulaient au scrutin proportionnel de liste dans le cadre départemental. Bien qu’il n’eût l’investiture d’aucun parti, il enleva trois sièges : - Jean-Louis MASSON ; - Julien SCHVARTZ, conseiller régional sortant et ancien président du conseil général ; - Marie-Jo ZIMMERMANN, députée.

Ce résultat, malgré l’annulation de son élection de député et l’absence de tout soutien politique, est d’autant plus significatif que dans le même temps, la liste du président du conseil général, Philippe LEROY, investie officiellement à la fois par le RPR et par l’UDF, n’obtenait que quatre sièges. Au cours des semaines suivantes, Jean-Louis MASSON fut ensuite élu vice-président du conseil régional, fonction qu’il conserva jusqu’à son élection de sénateur fin 2001.